10h, je suis sous ma douche. Petit loup à la sieste, les loupiotes exceptionnellement devant un petit dessin animé. LE CALME !
L'espace d'un instant, je m'y suis crue !
Le soleil entrait dans la salle de bain, pas un bruit. Un peu comme si j'avais fait un bond dans le temps, du temps où j'avais le temps...
Et puis je me suis souvenue que loupiot ne dormirait QUE 40mn, que j'avais 3 lessives à faire dans 1 de couches, que j'avais le déjeuner à réchauffer, la serpillère à passer (je ne suis pas super maniaque du propre, mais lorsqu'un bébé loup traîne par terre toute la journée, y a un minimum), que je devrais faire 6 fois le trajet jusqu'au village pour l'activité danse des demoiselles loups, que le dîner était encore du domaine de l'inconnu, et que vraiment, vraiment, je n'avais pas le temps de prendre mon temps sous ma douche.
Pourtant, juste un instant, j'ai eu envie d'y rester toute la journée, sous ma douche !
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mercredi 4 février 2009
lundi 19 janvier 2009
Si
Si mon petit monde était parfait, le virus entré dans ma maison ne connaîtrait pas le chemin de mes bronches.
Si mon petit monde était parfait, mon si cher citronnier n'aurait pas eu froid et ses citrons en maturation lente depuis plus d'un an ne seraient pas tous pourris.
Si mon petit monde était parfait, j'aurais la main plus verte !
Si mon petit monde était parfait, dans mon village il y aurait un marchand de tissus.
Si mon petit monde était parfait, les chaussures pour enfants seraient automatiquement adaptables aux pieds de ces derniers...et inusables !
Si mon petit monde était parfait, la poussière et le sable seraient invisibles sur mon sol, même dans les rayons du soleil.
Si mon petit monde était parfait, les cockers auraient le poil COURT !
Si mon petit monde était parfait, les marchands de vêtements cesseraient de faire des pantalons taille basse pour les gamines, ce qui permettrait à mes loupiotes d'avoir, ou plutôt de vouloir mettre, d'autres pantalons que le seul et l'unique que j'ai fait à chacune.
Si mon petit monde était parfait, le loupiot serait intrépide mais minutieux et prudent.
Si mon petit monde était parfait, mes plaques de cuisinière seraient autonettoyantes.
Si mon petit monde était parfait, il resterait des crèmes au chocolat dans le frigo.
Si mon petit monde était parfait, j'aurais un regain d'énergie pour coudre le soir venu.
Mais mon petit monde, même imparfait, je l'aime ! Surtout lorsque je peux enfin remettre le nez dehors pour la balade quotidienne du louveteau et que, pour fêter cela, le soleil nous accompagne.
Et puis, si le monde était parfait, les poules seraient sans doute au poulailler et ne m'auraient pas fait rire !
Si mon petit monde était parfait, mon si cher citronnier n'aurait pas eu froid et ses citrons en maturation lente depuis plus d'un an ne seraient pas tous pourris.
Si mon petit monde était parfait, j'aurais la main plus verte !
Si mon petit monde était parfait, dans mon village il y aurait un marchand de tissus.
Si mon petit monde était parfait, les chaussures pour enfants seraient automatiquement adaptables aux pieds de ces derniers...et inusables !
Si mon petit monde était parfait, la poussière et le sable seraient invisibles sur mon sol, même dans les rayons du soleil.
Si mon petit monde était parfait, les cockers auraient le poil COURT !
Si mon petit monde était parfait, les marchands de vêtements cesseraient de faire des pantalons taille basse pour les gamines, ce qui permettrait à mes loupiotes d'avoir, ou plutôt de vouloir mettre, d'autres pantalons que le seul et l'unique que j'ai fait à chacune.
Si mon petit monde était parfait, le loupiot serait intrépide mais minutieux et prudent.
Si mon petit monde était parfait, mes plaques de cuisinière seraient autonettoyantes.
Si mon petit monde était parfait, il resterait des crèmes au chocolat dans le frigo.
Si mon petit monde était parfait, j'aurais un regain d'énergie pour coudre le soir venu.
Mais mon petit monde, même imparfait, je l'aime ! Surtout lorsque je peux enfin remettre le nez dehors pour la balade quotidienne du louveteau et que, pour fêter cela, le soleil nous accompagne.
Et puis, si le monde était parfait, les poules seraient sans doute au poulailler et ne m'auraient pas fait rire !
mercredi 17 décembre 2008
S'exprimer c'est vivre, Ecouter c'est donner de la vie
Vous pourrez déjà lire un post sur ce sujet ici. Mais ce soir, j'ai moi aussi envie d'en parler.
Il y a le clan de ceux qui "laissent les bébés (ou enfants) pleurer seuls pour (au choix) qu'ils se fassent les poumons, qu'ils apprennent seuls à se calmer, qu'ils ne prennent surtout pas de mauvaises habitudes".
Il y a le clan de ceux qui "surtout ne laissent pas pleurer un enfant, le consolent en lui disant (au choix) que ça va passer, que ce n'est rien, que le bonbon va tout guérir, que le Père Noël viendra pas s'il continue, que ce n'est pas être un homme que de pleurer". Et j'en passe, mon imagination n'est pas à son apogée ce soir.
Faisons un petit jeu de rôle. Mettez vous dans la peau d'un enfant qui se blesse en tombant et va pleurer auprès d'un adulte qu'il aime. Que voudriez-vous entendre ?
1 - file dans ta chambre !
2 - chochote !
3 - c'est rien, ça va passer !
4 - tu es tombé mon coeur ? oh oui, cela fait mal, tu as raison. Viens dans mes bras pour pleurer.
La solution 4 sera celle qui vous permettra d'être soulagé. Soulagé car pleurer entraîne une réaction endocrinienne et produit des endorphines qui calment la douleur. Soulagé car confiant dans l'amour que l'on vous porte, puisque même en larmes, vous valez la peine d'être pris dans des bras aimants.
Que ce soit une blessure physique, ou une émotion forte, que ce soit exprimé par des colères ou des pleurs, le bébé, l'enfant et même nous les adultes préférons être écoutés n'est-ce pas ? Ce n'est pas du pleurnichage sur soi, c'est de l'expression.
Oui, ils (les enfants) et nous (les adultes) avons le droit d'être en colère, fatigués, blessés, et DE LE DIRE EN ETANT ECOUTES. Cela permet de se vider, de se libérer, de se soulager. De s'aimer et d'être aimé.
Exprimer ses émotions, aussi bien l'amour que la tristesse, la joie que la douleur, la peur que la fierté, c'est VIVRE.
Donnez à vos enfants le droit de le faire. Ils sont naturellement enclins à le faire, c'est dans la nature humaine. Même s'ils sont trop petits pour nous donner la raison de leurs pleurs, de leurs colères. Il y en a toujours une. Ecoutez-les.
Et donnez-VOUS le droit de le faire. Même si votre éducation vous a appris à vous taire...
Il y a le clan de ceux qui "laissent les bébés (ou enfants) pleurer seuls pour (au choix) qu'ils se fassent les poumons, qu'ils apprennent seuls à se calmer, qu'ils ne prennent surtout pas de mauvaises habitudes".
Il y a le clan de ceux qui "surtout ne laissent pas pleurer un enfant, le consolent en lui disant (au choix) que ça va passer, que ce n'est rien, que le bonbon va tout guérir, que le Père Noël viendra pas s'il continue, que ce n'est pas être un homme que de pleurer". Et j'en passe, mon imagination n'est pas à son apogée ce soir.
Faisons un petit jeu de rôle. Mettez vous dans la peau d'un enfant qui se blesse en tombant et va pleurer auprès d'un adulte qu'il aime. Que voudriez-vous entendre ?
1 - file dans ta chambre !
2 - chochote !
3 - c'est rien, ça va passer !
4 - tu es tombé mon coeur ? oh oui, cela fait mal, tu as raison. Viens dans mes bras pour pleurer.
La solution 4 sera celle qui vous permettra d'être soulagé. Soulagé car pleurer entraîne une réaction endocrinienne et produit des endorphines qui calment la douleur. Soulagé car confiant dans l'amour que l'on vous porte, puisque même en larmes, vous valez la peine d'être pris dans des bras aimants.
Que ce soit une blessure physique, ou une émotion forte, que ce soit exprimé par des colères ou des pleurs, le bébé, l'enfant et même nous les adultes préférons être écoutés n'est-ce pas ? Ce n'est pas du pleurnichage sur soi, c'est de l'expression.
Oui, ils (les enfants) et nous (les adultes) avons le droit d'être en colère, fatigués, blessés, et DE LE DIRE EN ETANT ECOUTES. Cela permet de se vider, de se libérer, de se soulager. De s'aimer et d'être aimé.
Exprimer ses émotions, aussi bien l'amour que la tristesse, la joie que la douleur, la peur que la fierté, c'est VIVRE.
Donnez à vos enfants le droit de le faire. Ils sont naturellement enclins à le faire, c'est dans la nature humaine. Même s'ils sont trop petits pour nous donner la raison de leurs pleurs, de leurs colères. Il y en a toujours une. Ecoutez-les.
Et donnez-VOUS le droit de le faire. Même si votre éducation vous a appris à vous taire...
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